Eric Lou Root : Don’t Worry (1987)

 

Attention reggae bancal, on est mal. En fait non, au contraire, Don’t worry ou une superbe dinguerie leftfield mal fichue, attachante et pétée du casque. Idéal pour l’apéritif avec des olives au THC, avant d’aller faire un tour au Non_Scum Festival et fêter ensuite les cinq ans d’Antinote à La Station.

Group A : 70 + a =

 

Alors quoi de neuf sur la planète depuis ce hold-up électoral ? Pas grand-chose, ça ronronne doucement, ça s’emmerde sec même. En attendant les ordonnances du docteur Macron, les journalistes-partouzeurs partouzent à Cannes en état d’urgence maximal, les petits bourgeois bourgeonnent en terrasse avec Le Monde et Virginie Despentes (la conscience sociale de ceux qui ne manifestent qu’à travers deux retweets de Christophe Conte), l’endive Louis Garrel se grime en Matthieu Chédid pour imiter le zozotement de Godard dans un long spot Uniqlo, quand son papa Philippe nous explique encore que, quand même, le comble de la subversion en 2017 c’est se tromper joyeusement sur des draps froissés. Mais bon, qui va encore au cinéma? La Grande Tartufferie façon gangrène gagne du terrain, c’est bien, ça permet d’appeler un chat un chat. Pour respirer un peu, on pourra lire le numéro zéro de Lundi AM, la version française de Soft City de Pushwagner ou encore La France contre les Robots de Georges Bernanos. On écoutera Group A très fort, accompagné d’un Morgon des familles, une issue comme une autre.

Tradition : Captain Ganja and the Space Patrol

 

Un dub onirique et une production magique édifiée sur des impros jazz et des mélodies radieuses. Utilisant les premiers samplers Roland, Tradition balance des instrus dub ciselés, aux ritournelles fuselées pour partir dans l’espace. Une Ganja addictive au charme qui opère vite grâce au je-ne-sais-quoi qui flotte un peu partout. Lee Perry et le BBC Radiophonic Workshop à l’apéro sous le soleil en somme. On repeat, évidemment.