Catégorie: Music

Ted Milton / Blurt : Ruminant Violence (1984, Optimo Music)

 

Tel un spin-off du Thriller de Michael Jackson avec pour rôle principal un Vincent Price qui exécuterait une danse improbable sur ce saxo fou, cette réédition de Ted Milton par Optimo Music est un sacré don du ciel, ou des ténèbres, c’est ici au choix. Tranchant.

Giovanni Venosta : Olympic Signals (1984)

 

Enregistré dans sa chambre à 23 ans avec les photos de Michael Nyman, Brian Eno, Steve Reich ou Penguin Cafe Orchestra accrochées au dessus du magnéto 4 pistes, le premier album de Giovanni Venosta se voulait comme un pied de nez au minimalisme italien 80’s, fatalement trop sérieux. Des années plus tard, le clin d’œil parodique se transforme en joie pure, un piano et un sample ethnique peuvent faire beaucoup… Recommandé.

Fondation : Le Vaisseau Blanc (Tunnel Vision Records)

 

Un disque pour sa pochette : une curiosité et un bon début pour 2018, avec la toute première référence du label Tunnel Vision basé à Lyon. Fondation ou le duo Ivan Coaquette et Anannka Raghel, bricoleurs au début des années 80 de morceaux mutants et obliques rendant hommage à H.P Lovecraft, le Vaisseau Blanc étant une nouvelle de ce dernier. C’est souvent très beau, en totale adéquation avec sa pochette-collage, un disque dont il reste peu d’exemplaires d’ailleurs. Un fidèle et dévoué compagnon pour la couette hivernale du dimanche.

 

 

BCG – Participe Passé : France 1981 ​/ ​1991

 

Toutes mes confuses, je sais, on vous dérange entre les huitres et la photo de ciel postée sur Instagram après le marché de Granville, mais cette compilation clôture l’année en beauté (rouillée). Une dizaine d’années après le premier volume, Poutre Apparente et Caméléon Records se chargent de déterrer la production cassette française qui n’a pas de nom, un participe passé qui s’accorde on ne peut mieux avec notre présent. Juste l’envie d’en découdre et de produire le plus beau boucan possible. Idéal pour l’apéro ce soir avec les cotillons, les réflexions fuseront, quoi de mieux que relancer le débat sur le « rock en France » avec Gérard et Michel en bout de table ?! Tous mes vœux.

Clark Gable : Law & Order (K7, Scum Yr Earth)

 

Un drôle de bonhomme à chapeau vous susurre « Clark Gable » à l’oreille, s’ensuivent des souvenirs de l’ORTF, des synthés antédiluviens, un son qui gratte, une voix qui hante, un Suicide acoustique, un blues du delta (plane) qui s’ignore. Vu et entendu au Non Scum Festival en avril dernier (assurément le raout de l’année pour la déviance sonique et picturale) Clark Gable sortait de nulle part et foudroyait l’assistance avec ses collages de metteur en scène sonore. Law & Order est surtout une sacrée cassette éprise de liberté, qui fait partie de la dernière salve de sorties Scum Yr Earth : une avalanche de bruit blanc pour effrayer le voisin, du dub pour la dinde ou encore du clavecin maboule. Il y en a peu, comme d’habitude, très recommandé donc.