Catégorie: Music

Denis Wize : Wize Music (Finders Keepers)

 

Peut-être le truc le plus fabuleux paru ces derniers temps. Une surprise totale signée Finders Keepers qui entrechoque beaucoup d’influences, dans un écrin / sound-design sidérant. Collaborateur de Bill Laswell avec Material ou Daevid Allen et Gong, on est comme à la maison dans cette anthologie weirdo : comme la plus belle mixtape du monde avec Moondog, Sun Ra, Lee Perry et Luc Ferrari. Couvrant une période allant de 1979 à 1984, on aimerait en savoir plus sur le personnage tant la production à l’oeuvre ici fascine…

Terrine et Fond de Caisse

 

Des nouvelles de la France qui gagne (à être connue) avec le dernier album de Claire Gapenne aka « Terrine » qui ouvre sa musique de l’extrême à un dub squelettique et horrifique avec Cheat Days. Une sacrée giclée de fraîcheur noire sur des pianos qui grincent vient sublimer une techno povera hantée. Hyper bien. Tout comme le premier numéro de Fond de Caisse, un fanzine qui donne envie, au sommaire bandcamp-way-of-life-compatible. En somme la grosse win, la théorie du ruissellement qui bat son plein. Au sommaire donc, Terrine, de l’humour, des mecs qui triturent des micros et des pédales, des filles violoneuses et de la BD.

 

Raime : We Can’t Be That Far From The Beginning (RR)

 

Parfois pénible, souvent géniale, la musique de Raime est toujours l’objet d’une grande fascination. Ici le sound-design de cet incroyable EP semble venir d’un trou noir dans le cosmos. Une musique post-indus, post-jungle, voire post-tout qui fait autant songer à de l’ASMR qu’à du cinéma pour les oreilles. Un disque qui colle parfaitement à la saison. Béla Tarr en after à Manchester, un dimanche d’hiver…

Puce Mary : The Drought (Pan Recordings)

 

Bonne surprise que ce nouveau disque de Frederikke Hoffmeier, la jeune danoise vociférante du projet Puce Mary. En plus d’une cool photo signée Torbjørn Rødland, les déflagrations sonores sont plus maitrisées qu’à l’accoutumée, le bruit gratuit semble parti faire un tour au bar tandis qu’un mood indus à la Cosey Fanni Tutti semble avoir pris le dessus. Recommandé.