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NSRD : The Workshop For The Restoration Of Unfelt Feelings (Stroom)

 

Je sais c’est dimanche mais ouvrez vos cahiers quand même : interro surprise. Prévoir deux copies doubles. Le succès grandissant des labels de rééditions raconte-t-il quelque-chose de notre époque? Doit-on laisser nos enfants écouter des morts vivants au Pitchfork Festival? Pourquoi la house est-elle aussi emmerdante en ce moment? Est-il préférable d’apprécier le silence au lieu d’écouter un disque d’ambient branché? Peut-on dire que Posh Isolation n’est qu’une belle bande de poseurs ? Est-ce que les musiciens pourront dire merde à L’Oréal et Vuitton au lieu de vendre leurs fesses pour un treizième mois? Le turfu est il gelé à ce point? Autant de questions qui resteront sans réponses mais on continuera à écouter les merveilleux disques de chez Stroom, comme ce classique rétro-instantané signé par le collectif NSRD (Riga, Lettonie). Art ludique, performances gogoles et morceaux précieux, on ne s’en lasse pas.

Vazz : Submerged Vessels And Other Stories (Stroom)

 

En suivant le label Stroom depuis ses débuts, on peut une fois encore constater que les belges ont une longueur d’avance. Depuis l’anthologie d’Alain Neffe (Bene Gesserit, Human Flesh…) la structure menée par Ziggy Devriendt enchaine avec joie et sans calculs les sorties les plus avisées du game. Quand le music-business cherche à tout prix à vous faire rentrer dans des tiroirs (gare à vous, si vous essayez d’en sortir), Stroom ouvre les fenêtres et balance au monde depuis un an son armada de bricoleurs sensibles l’air de rien, avec des machins pas possibles et passionnants. Comme ce tout nouveau Vazz de Glasgow, groupe pop ethereal oublié, au charme évident. Le khôl et la mèche dans les yeux n’est pas obligatoire.

Jan Van Den Broeke : 11000 Dreams

 

Tu commençais à faire le malin avec ton disque brésilien de chez Music From Memory et ta compile 80’s Oz Waves (Efficient Space), c’est bien sympa mais si tu veux vraiment faire le mariole avec tes amis à lunettes, tu dois tout miser sur Stroom en criant que c’est l’avenir et que leur disque de Jan Van Den Broeke est une tuerie « très Sundae tu vois ». De là à parler d’introvert wave, on n’ira pas jusque là mais on voit bien oui.

An Introduction Into The Insane World Of Alain Neffe

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On ne fera pas de liste sans fin ici, vous pouvez piocher dans les archives du blog bien sûr, mais il semblerait que cette compilation pourrait trôner en haut du panier 2016, dans le sens où elle reflète mieux que toute autre ce qu’on a écouté durant ces douze derniers mois inter-minables. Spoken-word et horizons musicaux bien dégagés au dessus des oreilles, on avait bien besoin d’ailleurs, encore une fois, cette année. La Belgique toujours, l’espoir, le futur.

« Stupidity is everywhere… »

Alain Neffe (aka Bene Gesserit, Pseudo Code, Cortex, Human Flesh…) An Introduction Into The Insane World Of Alain Neffe, Stroom, 2016.