Èlg : Vu du dôme (GRAVATS 012)

 

On aurait dû en faire des tartines à l’époque tant le duo Opéra Mort fut important ici, la découverte de ces concerts dégoulinant de convulsions électriques, où les spasmes vocaux inouïs d’Èlg rappelaient le lâcher-prise et la voix chez Silver Apples. On est à ce niveau, plutôt orienté propositions électroniques et déconne théâtrale sur cassettes, cet aaartiste mange certainement des saucisses dans des voitures d’occasion et frôle souvent une absurdité hilarante et sauvage. Aujourd’hui sous ce dôme, avec cet album bilan chez Gravats, un anti-disque, un antidote à la mélasse du story-telling imposé, celui qui disrupte, qui interroge les genres, ou que sais-je encore comme conneries, coucou Eddy De Pretto. On ne voit pas comment le marketing pourrait se nicher ici, comment faire dire à ce type qui a écumé plus de squats que les Bérus en 1984 qu’il est venu chanter pour interroger la violence du monde sur un mode résolument pop feel-good?! Si ce n’est déjà fait on vous conseille l’écoute de ses émissions apocalyptiques exécutées pour Lyl Radio, c’est brillant, à l’instar de ce disque où les résidus s’agrègent et où la poésie s’invite partout.

 

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