Krikor Kouchian : Pacific Alley (L.I.E.S Records)

 

Non loin d’un disque cité par Patrick Bateman chez Bret Easton Ellis, le Pacific Alley de Krikor Kouchian démarre comme un coupé-sport qui vous embarque vers un ailleurs qui ne figure sur aucune carte. Les nappes défilent, la route déroule entre les néons du Thief de Michael Mann et les larmes tatouées d’un gang latino. Les filles portent un bandana sur la figure quand les mecs s’occupent d’un proto-funk du ghetto qui n’existe pas encore. Un album plan-séquence, un disque de voyage assurément, on songe à une descente de Paul Hertzog après une orgie de boogie-funk. On danse peut-être mais la rêverie s’impose régulièrement. Probablement grâce à la mélancolie de ces synthés qui puisent dans un héritage vidéo-club non dissimulé. Le sourire aux lèvres à 130 km/h les images arrivent en rafale à mesure que le disque avance vers un déluge de beats au découpage chaloupé, sensible et efficace. On sent la sueur et la castagne, le poulet frit et l’amour partagé dans un motel cheap, le ghetto-blaster non loin, on se dirige vers cette poésie, aux improbables mélodies accouchées sur un tapis électronique rutilant. Jerry Bruckheimer qui atterrit chez L.I.E.S, c’est plutôt une bonne nouvelle.

 

 

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