Blaise Cendrars : Moravagine

doisneau112a

« J’avais remis à Moravagine tout ce dont il avait besoin pour s’évader. Il devait sauter le mur à midi sonnant. Il était légèrement en retard.
Je commençais déjà à m’impatienter, quand j’entends un grand cri et je vois mon animal accourir un couteau sanglant à la main.
Je le fais vivement monter en voiture et nous démarrons. Il se penche à mon oreille :
– Je l’ai eue !
– Quoi, quoi ?
– La petite fille qui ramassait du bois mort au pied du mur.
Ceci fut le commencement d’une randonnée qui devait durer plus de dix ans à travers tous les pays du globe. Moravagine laissait partout un ou plusieurs cadavres féminins derrière lui. Souvent par pure facétie. »

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