Les Charognards de Stéphane Vanderhaeghe

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« Ils ont toujours été là, discrets, en marge de nos habitudes civilisées. Anodins, invisibles. Ne leur prêtons nulle attention. Sauf qu’aujourd’hui les choses sont sur le point de changer. »

Il existe en cet automne littéraire de bonnes raisons de s’enthousiasmer au rayon français. Après les pages fantastiques mais également politiques du Cordelia La Guerre de Marie Cosnay, roman où les sans-emplois s’immolent dans un geste d’ultime révolte sur les parvis des Maisons de L’Emploi Pour Tous, Les Charognards de Stéphane Vanderhaeghe possèdent aussi cette puissance inquiète. Une prise d’otage de la langue tournée vers un onirisme fantastique, qui n’est pas sans rappeler les livres de Ben Marcus ou le post-exotisme tellurique d’Antoine Volodine. Post-moderne sans être grimaçant pour paraphraser l’autre, n’en déplaise à certains grincheux du verbe, comme en témoigne cette maquette très maline qui ne brouille jamais les pistes gratuitement mais souligne les idées au plus juste. Recommandé. 

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