Donald Ray Pollock : Le Diable, Tout Le Temps

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« Bodecker leva sa torche. Des animaux à divers stades de décomposition étaient suspendus autour d’eux, certains dans les branches, d’autres sur de grandes croix de bois. Un chien mort au collier en cuir était cloué très haut sur l’une des croix, comme une hideuse image christique. La tête d’un cerf était posée au pied d’une autre. « Nom de Dieu, mon garçon », dit-il en retournant la torche sur Arvin à l’instant où un asticot blanc en train de se tortiller tombait sur une épaule du garçon. Il le balaya comme si de rien n’était, comme on aurait balayé une mauvaise herbe. Bodecker, en commençant à reculer, fit un grand geste de son revolver. « C’est un tronc à prières », dit Arvin. Sa voix maintenant n’était plus qu’un murmure. « Quoi? Un tronc à prières? » Arvin acquiesça, fixant le cadavre de son père. « Mais il ne marche pas », dit-il. »

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