Hard Rain Falling

Couv-sale-temps-pour-les-braves

« Quant aux véritables crimes qui avaient marqué son existence, le crime d’être né orphelin, celui d’avoir un physique puissant et rapide, celui d’être dépourvu d’une conscience puritaine, celui de vivre dans une société où tout le monde, dont lui, acceptait que le crime existe sans se rebeller : eh bien, il était entièrement coupable de tout cela aussi, comme tout le monde. Donc, ça n’avait pas grande importance. L’astuce était d’éviter d’être « puni » pour ses « crimes ». Il décida que se battre contre les autorités, regimber, reviendrait à admettre qu’ils avaient raison et qu’il avait tort. Mais bien sûr, le tort et la raison n’existaient pas. Alors mieux valait coopérer et tout faire pour atténuer le châtiment. »

On poursuit le marathon Don Carpenter. On avale dans le désordre et avec délectation cette philosophie de déclassés US. Non loin d’un John Fante et en parfaite continuité des récentes lectures de Mark Safranko, Sale temps… décolle totalement à partir de la troisième partie du livre, après avoir minutieusement planté un décor fait d’alcool, de jeu et de bordels. Intense.

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