Interview : George Issakidis

DSCF1506

DSCF1511

 

Au Trabendo, « Another lost weekend » KTDJ, samedi 21 septembre. Une heure avant le début des hostilités, on se retrouve assis à une tablée familiale où Superpitcher boit du rouge pendant qu’Ivan Smagghe fait les grillades. George Issakidis, prendra le temps de répondre à quelques questions avant de taper un peu sur le dancefloor de la Villette.

Karezza est sorti depuis quelques mois chez KTDJ, avec un peu de recul es-tu heureux de l’accueil du disque après tant d’années de gestation ? Je ne m’attendais absolument pas aux réactions qu’il y a eu, je pensais qu’il n’y aurait pas de presse même (rires), et l’accueil était formidable. J’étais vraiment très content, je ne m’y attendais pas, j’étais surpris, réellement. Malgré mon passé, il y a eu plein de choses, disons qu’avec Republic Of Desire en Angleterre j’ai eu des gens qui m’ont soutenu  comme James Holden avec son mix « At the controls » et Damian Lazarus, avec le mix « Suck my Deck », il y avait un soutien là-bas, mais en France le label est passé inaperçu, il y avait peu de retours. C’est pour ça que c’était une surprise.  Les critiques sont bonnes, c’est dingue.

Cet album contient une identité propre qui détonne un peu en ce moment. Un album techno avec un début, une fin, une cohérence. Comment as tu abordé le studio ? Ça remonte loin le début de cet album. En fait le premier morceau produit il est uniquement sur le vinyl, c’est celui fait avec Jochem. J’avais rencontré Speedy J lorsqu’on avait demandé un remix pour The Jag, il était passé par Paris et automatiquement nous sommes devenus meilleurs amis. On s’était dit qu’on allait faire de la musique ensemble… Après j’ai arrêté The Micronauts, je suis allé à Rotterdam et puis là on a commencé à travailler, ça a donné All in a moment, c’était le tout premier truc.  J’avais la cible pour l’album, après je n’avais pas la pression. Et puis une fois que les filles sont arrivées, Ivan et tout le monde, j’ai eu un soutien énorme, la meilleure famille que j’aurais pu espérer. On s’est toujours bien entendu, Sur tous les plans en plus, nous sommes liés. Ça a donné un but en plus, mais malgré ça je les ai fait quand même attendre deux ans au moins je crois! Mais ça s’est passé de façon très organique, très naturelle.

Quand tu as sorti The Jag, l’industrie était totalement différente d’aujourd’hui, que t’inspire ce marché du disque en 2013 alors que tu sors ton premier LP ? Radicalement différente oui. Depuis quelques années j’achète presque exclusivement du vinyl, et ça me peine tous ces labels qui sortent ces disques, ce n’est que de l’amour, tout coûte cher. Et, dans le mp3 on est à 15% de l’information que l’on a sur un cd, et déjà sur un cd on est à 1/9è de l’info d’un vinyl! A la maison par exemple on écoute la musique sur des amplis Quad, il faut absolument que tu écoutes ça, c’est thérapeutique. Un grand ingénieur de chez Quad, Tim Di Paravacini qui a aussi monté sa propre société qui s’appelle E.A.R. (Esoteric Audio Research) avait théorisé ce problème de la différence entre la qualité CD et le vinyl et il avait trouvé une solution à 24 bits/ 392000 Hz!! On se prive, on se prive vraiment avec le mp3. Il y avait un moment où j’étais très déprimé par la musique. Mais en fait j’ai compris que ce n’était pas la musique mais le mp3! Alors dés que j’ai compris ça j’ai acheté une meilleure platine, retapée par un ingénieur anglais, tout est nickel, chaine, amplis, c’est la chaîne dont le signale analogique, depuis la cellule jusqu’aux enceintes électrostatiques, est une des plus belles que je connaisse ! Et moi j’achète je ne sais pas combien de disques par mois.. mais ça me peine, dans les niches ça marche un peu, pas comme il faudrait pour que les labels puissent avoir une histoire d’amour.. Mais aussi, vers 1988 j’ai commencé à acheter des disques house, et à l’époque un disque naze vendait minimum 15000 copies. Un bon disque aujourd’hui, ne vend pas tout des 500 exemplaires fabriqués, il en reste c’est triste. Les boutiques en prennent 5, 10, c’est terrible.
Tu vas ouvrir la soirée avant Pachanga Boys et Ivan Smagghe, qu’as tu prévu pour libérer les corps du Trabendo ? Ahaha, tu veux que je te donne des détails ?! Il y a pas mal de morceaux inédits, Capracara qui m’a filé des morceaux il y a quelques jours, Igor de Lost In Space, un des portuguais autour de Photonz, il y a un Photonz d’ailleurs qui doit sortir sur Republic of Desire, c’est pas complétement defunct (rires) et quelques morceaux de l’album, que je puisse enfin les écouter en club ! Ça va commencer lent, ça ne dépassera pas les 120 bpm je pense, ça sera calme mais ça va être HEAVY, ça va taper un peu!  (George ne mentira pas, à coup de vieux Drexciya et de techno vicieuse les corps s’abandonneront vite. Merci encore à M. Issakidis et toute la famille dysfonctionnelle de Kill The Dj ).

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s