Idiocracy (Planet Stupid) de Mike Judge pour achever l’année

Suite à la lecture de l’entretien avec Mike Judge dans le dernier numéro de Vice Magazine, et quelque peu agacé par la prose débilitante d’une jeune plumitive, il en fallait peu pour avoir une furieuse envie de revoir ce petit chef d’œuvre d’humour qu’est Idiocracy, une bombinette méconnue lâchée en 2006 dans l’indifférence générale. Ce Futur (noir) nous y sommes déjà vous me direz, l’anti-intellectualisme a déjà triomphé…

4 Commentaires

  1. Luis

    Elle prend un très mauvais exemple dans son mauvais billet d’hurmeur elle… « le côté hanté de son americana de chambre » ne lui évoque rien, pour moi au contraire ça évoque plein de choses… On a sûrement pas la même culture…

  2. Elise

    Internet est petit. Bon, puisque c’est dimanche…
    As-tu bien lu le papier ? Pour quelqu’un qui conspue l’anti-intellectualisme, il semblerait que tu l’aies parcouru en diagonale pour mieux te rassurer sur ta prétendue supériorité (au passage, Idiocracy est loin d’être un film méconnu – au hasard : http://www.senscritique.com/film/idiocracy/8591230241090002).

    La ritournelle « les gens sont des cons » commence à s’essouffler : a-t-on vraiment envie de faire preuve de pédagogie, ou pas ? A-t-on vraiment envie de faire découvrir de nouveaux artistes au grand public ? Ma volonté, à travers cet article, était de savoir si finalement la critique musicale n’avait pas fâcheuse tendance à s’adresser à un public d’initiés, en ostracisant une partie des auditeurs. Et donc, de savoir si elle n’était pas en train de se tirer une balle dans le pied. Je sais de quoi je parle, la presse musicale est un milieu que je connais bien.

    Au contraire, mon avis est que le remède serait de laisser plus de place aux critiques dans les colonnes des magazines, plus d’espace pour digresser à foison, et non de réduire leur boulot à 1000 signes + quelques étoiles sur 4 ou 5 pour parler de musique et partager leurs connaissances. Ma solution serait de réintégrer les papiers fleuves dans les quotidiens et mensuels, en somme (alors ! si ça ce n’est pas de l’amour !).

    Ensuite, mon raisonnement est le suivant : la musique étant par essence viscérale, la perception que l’on va en avoir est propre à chacun, alors autant en parler de façon personnelle. Un ressenti n’est pas incompatible avec la réflexion bien construite. C’est sûr que si mon voisin José débarque en disant : « ce disque est pourri, j’aime pas les orgues en fond là », je m’en bat l’oeil. Mais s’il me développe sa pensée, avec un style agréable, un contexte, des références expliquées, je m’abonne tout de suite. Quand on voit justement les citations publiées sur ledit tumblr, on se dit que c’est gâcher une plume brillante.

    Voilà. Sur ce, bonne année 2012 !

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